Don des Eudistes de Québec à l’Université Laval
«Le 1er novembre, la Bibliothèque de l’Université Laval a accueilli les Eudistes de Québec pour une cérémonie de reconnaissance soulignant le don exceptionnel fait à l’Université par cette congrégation religieuse. Ce don, dont la valeur est estimée à 185 000$, comprend environ 1 300 livres anciens – dont le plus vieux date de 1559 –, environ 4 000 cartes postales du Québec, du Canada et de l’Europe et plus de 1 400 photographies sur verre du début du 20e siècle, accompagnées de la visionneuse d’époque.»
(Tiré de: le Fil, Volume 52, numéro | 2 novembre 2016)
Catalogue descriptif de la bibliothèque des Eudistes à l’Université Laval
Par M. Richard Dufour, bibliothécaire-conseil, Bibliothèque de l’Université Laval
N.D.L.R.: Les Eudistes remercient M. Dufour pour le travail exceptionnel réalisé qui contribue grandement à la conservation de notre patrimoine historique. Nous reproduisons ici des extraits du document de M. Dufour qui témoigne de son professionnalisme.
Remerciements
Nos plus chaleureux remerciements vont à la Corporation Les Eudistes pour leur généreux don et en particulier à leur porte-parole dans ce dossier, le Père Gilles Ouellet, qui fut d’une gentillesse, d’un accueil et d’une efficacité sans faille. Il a également pris des photographies des pages de titre des ouvrages de la collection, avec l’aide de Robert Berger.
Introduction
En mars 2015, le Père eudiste Gilles Ouellet prit contact avec l’Université Laval pour sonder l’intérêt qu’elle aurait envers leur collection de livres anciens, de cartes postales, de photographies sur verre et d’objets. À la suite d’une visite à la maison des Eudistes à Charlesbourg, les bibliothécaires Richard Dufour et Sonia Léger recommandèrent à la direction de la Bibliothèque de l’Université Laval de récupérer la presque totalité des ouvrages offerts en don, et l’ensemble des photographies et des cartes postales. Dès le début avril, la Bibliothèque confirma son intérêt et engagea les procédures auprès des Eudistes. Plusieurs étapes durent être franchies, tant du côté des Eudistes, pour les autorisations de cession par la corporation, que du côté de la Bibliothèque, pour un projet de convention de don. L’entente fut conclue en mars 2016. Les documents furent mis en boîte par des employés de la Bibliothèque et le don fut reçu à l’Université Laval en mai 2016. Nous estimions à l’époque que le don représentait environ 1300 livres anciens, 4000 cartes postales du Québec, du Canada et de l’Europe, et plus de 1400 photographies sur verre. La collection de livres s’élève en réalité à 1647 documents.
Survol historique
Le fondateur de la Congrégation de Jésus et Marie (Eudistes), Saint Jean Eudes, naquit à Ri en Normandie en 1601 et mourut à Caen en 1680. La congrégation s’impliqua dans des missions d’évangélisation et dans la formation du clergé en créant ou en administrant des séminaires et des collèges. Des établissements eudistes se trouvèrent par exemple à Caen, Redon et Rennes. La congrégation vécut des périodes difficiles. Ayant traversé la Révolution, elle fut confrontée un siècle plus tard à la loi Waldeck Rousseau de mars 1901 sur les associations. Les ordres religieux durent demander au gouvernement français le droit d’exercer leurs activités en tant qu’association. Le gouvernement refusa en bloc les demandes des congrégations religieuses afin d’affaiblir le pouvoir clérical et de s’approprier leurs biens. Les Eudistes surent lire les signes avant-coureurs du désastre à venir et réagirent avant l’expulsion officielle des communautés religieuses en juillet 1903. Comme le rapporte Basile Babin :
« Signalons en passant un aspect de la persécution peu souvent rapporté par l’histoire, et pourtant le sujet revenait à chaque instant dans la correspondance de 1902-1903. Devant la menace de la mainmise du gouvernement sur les biens des religieux, les Eudistes prirent la précaution d’expédier à Halifax le plus qu’ils purent du contenu des précieuses bibliothèques de leurs collèges, notamment de Redon, de Kerlois et d’Angers, en plus d’ornements liturgiques et de linges d’église. En fin novembre 1902, 90 caisses bien remplies traversaient d’un coup l’Atlantique. Quelques jours plus tard, l’économe général, le Père Roussel, écrivait au Père Lecourtois à Halifax : Vous allez avoir une centaine de caisses. Vos bibliothèques vont s’enrichir de nos dépouilles. Ce qui fait le malheur des uns fait le bonheur des autres. Les livres furent partagés entre les maisons de Halifax, de la Pointe et de Caraquet. La collection comprenait de vieux volumes d’une valeur inestimable, datant pour la plupart du 17e siècle, et même d’au-delà. Caraquet perdit son dépôt dans l’incendie de 1915. »
Basile J. Babin, Entre le marteau et l’enclume : Pierre-Marie Dagnaud, à la Pointe de l’Église, Nouvelle-Écosse, 1899-1908, Charlesbourg, Maison des Eudistes, 1982, p. 226
À la suite de la fermeture de collèges eudistes dans les provinces de l’Atlantique, principalement du Holy Heart Seminary de Halifax, la collection de livres anciens fut regroupée dans la maison des Eudistes sur la 1re avenue à Charlesbourg, Québec.
Sur les Eudistes au Canada, consulter Georges de La Cotardière, La congrégation de Jésus et Marie (Eudistes) au Canada : Cinquante ans 1890-1940, Besançon, Imprimerie Jacques et Demontrond, 1946.
Cette dernière devant à son tour fermer, la collection fut gracieusement offerte à l’Université Laval au printemps 2015.
Description de la bibliothèque eudiste
Nous procéderons à une analyse détaillée de la collection des Eudistes. Elle comporte essentiellement des monographies et seulement trois titres de périodiques. La bibliothèque a été évaluée en janvier et février 2016 par Jean-Claude Veilleux, libraire à Québec. Il a alors établi la juste valeur marchande à 175 650$.
Préservation matérielle
La condition matérielle des livres varie. La majorité est dans un excellent état, une minorité est abîmée, et quelques titres sont dans un état qui les rend plus difficiles à consulter. Faisant partie d’un fond de bibliothèque, les ouvrages ont souvent fait l’objet d’interventions pour en faciliter le repérage. Ces interventions ne sont pas professionnelles et déparent les volumes. Des rubans adhésifs de compositions diverses sont apposés sur certains volumes : en haut pour indiquer l’auteur, en bas pour indiquer l’année de publication et parfois la tomaison. Les livres plus abîmés ont parfois été solidifiés par l’ajout d’un ruban adhésif. Voici des exemples qui résument les cas de figure où des adhésifs ont été utilisés :

La bibliothèque reçue en don des Eudistes se trouvait à leur maison de Charlesbourg. Les documents reposaient sur des rayonnages adéquats de marque Montel, dans un local du sous-sol. Les conditions de préservation étaient bonnes, avec une température plus fraîche et de la noirceur. Les livres étaient classés en ordre chronologique. Les grands formats étaient couchés sur les tablettes.

Nombre de titres
La collection de monographies compte 894 titres. Si l’on considère le nombre de documents, en incluant les volumes multiples que comprennent certains titres, le total s’élève à 1647 documents. La majorité des titres ne se trouvaient pas déjà dans les collections de la Bibliothèque de l’Université Laval.
Années de publication
Un peu plus de la moitié des monographies datent du 19e siècle. Très peu de documents sont des 16e et 20e siècles, d’abord par la rareté des volumes du 16e siècle, puis par la décision de ne prendre que quelques documents du 20e siècle. Les volumes du 19e siècle qui étaient trop abîmés ou trop communs, comme la patrologie de Migne, n’ont pas été retenus. 11 titres ont des dates inconnues ou incertaines et n’ont pas été inclus dans les statistiques.

Langues de publication
La bibliothèque se compose d’une majorité de livres en français. Le latin se démarque également, les autres langues n’ayant pas de présence significative, sinon l’anglais. Le français et le latin équivalent à 89,26% de la collection.

La répartition des langues varie selon les siècles. Le latin domine pour les documents des 16e et 17e siècles. Le français dépasse nettement le latin au 18e siècle : même si la collection double presque au total, la présence du latin diminue presque de moitié, alors que les ouvrages en français sont presque cinq fois plus nombreux qu’auparavant. L’anglais fait une timide apparition dans les volumes du 18e siècle et prend de la vigueur au 19e siècle.

Lieux de publication
L’essentiel de la collection provenant des Eudistes de France, il n’est pas étonnant que la bibliothèque contienne une imposante majorité de livres publiés en France. Le reste des ouvrages sont européens, à l’exception notable des livres américains, qui comptent pour 6% de la collection. Les huit pays ci-dessous représentent 98,08% de la bibliothèque eudiste.

Parmi les titres publiés en France, presque la moitié fut publiée à Paris. Plus d’une centaine de titres furent publiés à Lyon. Les cinq villes ci-dessous sont équivalentes à 65,87% des lieux de publications dans la collection des Eudistes.

Les titres publiés aux États-Unis viennent avant tout de New-York et de Philadelphie.

Quant à la Belgique, les ouvrages furent publiés en majorité à Anvers et Bruxelles.

Auteurs
La bibliothèque compte 466 auteurs dont les cinq principaux représentent 12,12% des ouvrages. La collection inclut évidemment des documents de l’Église catholique et de saints particulièrement importants à l’époque, dont Alphonse de Liguori et Thomas d’Aquin. Le théologien et bibliste Cornelius a Lapide occupe une place importante, avec ses oeuvres en diverses éditions. Les sermons de Massillon reçoivent également une attention spéciale.

Sujets
La collection se démarque par l’importance accordée aux oeuvres de papes, de saints et de théologiens, dont le Pape Damase, le Pape Grégoire 1er, Thomas d’Aquin, Bonaventure, Saint-Augustin, Anselme, Jean Chrysostome, François de Sales, Fénelon, Louis Thomassin, Suarez, Robert Bellarmin et bien d’autres. De nombreuses éditions de la Bible selon la Vulgate sont présentes, ainsi que beaucoup d’éditions de sermons. Les 614 titres ci-dessous, regroupés dans les 16 sujets les plus fréquents, représentent 68,67% de la bibliothèque.

Marques de propriété
Les monographies portent de nombreuses marques de propriété venant d’institutions ou d’individus. Il peut s’agir de tampons, d’ex-libris ou de signatures. L’Annexe 1 procure quelques exemples de marques de propriétés qui apparaissent dans les volumes. Ces marques permettent de retracer la provenance des ouvrages et les divers propriétaires. Les pratiques des institutions et des individus varièrent grandement. Certains apposèrent systématiquement leur marque, d’autres semblent n’avoir eu aucun intérêt à le faire. Il est difficile de connaître les circonstances des prises de possession. Plusieurs monographies ont appartenu à diverses institutions et divers individus sans que nous puissions savoir à quel moment elles ont été intégrées à la collection reçue des Eudistes.
Voir François Duine, Souvenirs et observations de l’abbé François Duine, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2017, chapitre « L’aumônerie du lycée », paragraphe 6, https://books.openedition.org/pur/43144#text.

Rareté
La rareté des volumes a été déterminée de manière approximative en cherchant les titres dans WorldCat afin d’évaluer le nombre d’exemplaires dans les bibliothèques du monde. Un livre est ici considéré comme rare s’il en existe moins de 5 exemplaires dans WorldCat. La fiabilité du repérage et des états de collections dans cet outil étant discutable, il faut être très prudent avec cette estimation. Nous n’avons pas compté les ouvrages qui semblaient rares, mais qui ont connu une large diffusion. Par exemple, la Somme théologique de Thomas d’Aquin a connu une telle diffusion en diverses éditions qu’un exemplaire précis, rare selon WorldCat, n’est probablement pas si rare. Nous n’avons pas pris en compte les disponibilités des ouvrages sur le marché de l’usagé.

Périodiques
La bibliothèque eudiste comporte très peu de publications en série. Les périodiques concernés touchent la Première Guerre mondiale. Nous trouvons les volumes 5, 9, 10 et 12 de The great war : the standard history of the all-Europe conflict, publié à Londres par Amalgamated Press en 1914-1918. Encore plus intéressants sont les neuf volumes reliés pour former un recueil sur la Grande Guerre. Ils regroupent plusieurs numéros de The Illustrated London news, publiés entre 1914 et 1919, parmi lesquels sont insérés chronologiquement des numéros de Sphère et de Graphic. Cet ensemble constitué spécialement par les Eudistes est dans un état de conservation magnifique et se consulte bien avec sa reliure cartonnée de qualité. La reliure est parfois abîmée, mais l’intérieur est impeccable.
Le seul périodique religieux est les Annales catholiques : revue religieuse hebdomadaire de la France et de l’Église, volumes 24 (1878) à 90 (1894), publié à Paris par M. Putois-Cretté.
Listes des titres de monographies dans la bibliothèque eudiste
Le catalogue descriptif complet présente plusieurs listes qui permettent un repérage selon divers critères.
Consulter la collection à l’Université Laval
Vous y trouverez le catalogue descriptif et des fichiers permettant de télécharger les notices bibliographiques en RIS et en Excel.
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Gilles Ouellet, c.j.m. · Octobre 2016
Présentation du don des Eudistes à l’Université Laval de Québec
Madame Ghaouti, directrice de la bibliothèque
Monsieur Bernard Garnier, vice-recteur aux études
Monsieur Richard Dufour
Merci de nous accueillir chez vous aujourd’hui.
J’aimerais, dans un premier temps, mettre sous vos yeux quelques-uns des liens déjà créés par l’histoire entre la communauté des Eudistes et saint François de Laval. Par la suite, vous partager rapidement les raisons de notre choix de l’Université Laval pour le don de pièces importantes de nos archives, rassemblées au fil de nos 126 ans de présence au Canada.
Au dix-septième siècle, en France, saint Jean Eudes, le fondateur de notre communauté et saint François de Laval ont été, non seulement des contemporains, mais des connaissances et amis. Après leurs formations respectives chez les Jésuites, François de Laval se retrouve en Normandie, dans le ville de Caen, à l’Ermitage de Jean de Bernières, pour une période de 4 ans avant son ordination épiscopale. Jean Eudes aussi fréquentait régulièrement cette maison.
Ils ont participé, chacun à leur façon au grand courant missionnaire de l’époque qui s’est répandu de la Normandie, et de là jusqu’à Québec.
Parvenu à Québec, Mgr de Laval reçoit, du successeur de Jean Eudes, la dernier livre posthume de notre fondateur dont on a retrouvé un exemplaire dans la bibliothèque du Séminaire de Québec. Également, on a retrouvé, toujours dans la bibliothèque du Séminaire, un manuscrit rare du baron Gaston de Renty, ami commun de Jean Eudes et de François de Laval, contenant une vie de Marie des Vallées, mystique de l’époque. Le Séminaire a remis ce manuscrit aux Archives générales de la communauté à Paris.
Sautons quelques siècles. En 1890, les Eudistes viennent au Canada fonder le premier collège français de la Nouvelle-Écosse, aujourd’hui, l’Université Ste-Anne dans la Baie Ste-Marie. Et quelques années plus tard, le Grand Séminaire d’Halifax, séminaire bilingue ouvert aux candidats eudistes et aux vocations presbytérales des provinces Maritimes.
Puis catastrophe, en 1903, les Eudistes sont chassés de France. Et un bon groupe, parmi eux, décide de se réfugier dans nos maisons de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick; d’autres deviennent missionnaires dans les villages de la Côte-Nord.
Le Père Blanche, poursuivant ses voyages en quête de postes pour les exilés eudistes, écrivait au supérieur général pour le tenir au courant de ses transactions et projets. Déjà il suggérait de ne pas investir tout le personnel disponible aux Maritimes, mais de penser à une implantation au coeur du Québec.
Des pourparlers entre le supérieur général et l'archevêque de Québec étaient entamés depuis plusieurs mois. Sans parler de l'amitié lui liait entre eux le futur Cardinal Bégin et le T.H. Père Ange LeDoré, Mgr Cyrille-Alfred Marois, vicaire général, lançait cette invitation: Ne pourriez-vous pas établir, dès maintenant, une maison d'études dans notre ville? ... Vous y enverriez une dizaine ou plus de théologiens ou de philosophes qui suivraient, pour leurs cours, ceux de l'Université Laval.
Deux de nos collèges du Nouveau- Brunswick, quelques années plus tard, ont été affiliés à l’Université Laval. Quelques-uns de nos professeurs à l’Externat classique Saint-Jean-Eudes, notre collège dans Limoilou, sont devenus des collaborateurs de l’Université.
Et à la génération suivante, notre scolasticat de théologie (Gatineau) fut affilié à la Faculté de théologie de l’Université Laval, permettant à nos séminaristes eudistes de recevoir le baccalauréat en théologie de l’Université Laval.
Enfin l’année dernière, un de nos collègues africain, le Père Alain-Patrick David a reçu son doctorat en théologie; et un deuxième confrère africain, présent ici aujourd’hui, le Père Edem Afoutou est inscrit chez vous pour un doctorat en anthropologie.
Voilà pour les liens avec quelques générations d’Eudistes.
Raisons du Don
En plus des liens historiques, nous avons aussi pensé que ce dépôt de livres venu de France à Halifax au moment de notre expulsion, serait bien conservé et protégé dans une institution comme la vôtre.
Ces richesses d’autrefois pourraient être mises à la disposition d’un plus grand nombre de chercheurs d’aujourd’hui dans une institution comme la vôtre que dans une maison religieuse privée.
Les plus anciens volumes pourraient être numérisés et proposés dans des projets de recherches interuniversitaires.
En ce moment, à Paris, les Lazaristes, les Sulpiciens et les Eudistes ont choisi de mettre en commun leurs bibliothèques de livres anciens et des origines de l’École bérullienne de spiritualité. Ont été amorcées des discussions avec l’Institut catholique de Paris pour l’ouverture d’un département de recherche sur cette école de spiritualité à l’origine de ce mouvement de spiritualité missionnaire et mystique qui a déclenché la venue de tous ces missionnaires, hommes et femmes, qui se sont dépensés pour bâtir une Nouvelle-France.
M. le Doyen Routhier, me laissait savoir que la faculté de théologie a déjà quelques ententes de collaboration avec l’Institut catholique de Paris. L’Université Laval pourrait poser aussi une pierre importante en contribuant à faire mieux connaître les principaux fondateurs arrivés à Québec, Trois-Rivières ou Montréal.
Je souhaite que cet héritage venu de France que nous déposons chez vous puisse servir à mieux faire connaître une période moins connue de notre histoire.
Gilles Ouellet, c.j.m.
Octobre 2016
Annexe 1 · Crédit : Richard Dufour
Marques de propriété











Annexe 2 · Crédit : Richard Dufour
Ouvrages présentant un intérêt particulier
Reliures, illustrations, annotations et marques de provenance : ces documents donnent à voir les particularités matérielles de la collection. La description complète se trouve dans le catalogue original.
Dossier reproduit et adapté de la page du don à l’Université Laval. Catalogue et illustrations : Richard Dufour, Bibliothèque de l’Université Laval.
