Une maison pour former et rassembler
En 1920, les Eudistes envisagent l’acquisition d’une propriété de près de dix hectares à Charlesbourg. La proximité de Québec, de la gare et d’une ferme soutient ce projet de maison d’études. La correspondance d’Albert Lucas du 8 novembre 1920 témoigne de la volonté de créer un lieu accueillant où les séminaristes pourront se retrouver.
Le séminaire Sacré-Cœur
Établie près de l’actuelle 1re avenue, la maison s’inscrit dans l’histoire du chemin reliant Limoilou à Charlesbourg. Le projet associe l’étude à la vie spirituelle et à la fraternité, pour préparer des prêtres selon le Cœur de Dieu.
Photographies restaurées avec assistance IA. Télécharger les six originaux ↓
Une architecture au service de la communauté
Dans la chapelle, l’architecte Pierre Lévesque organise les stalles face à face, de part et d’autre de l’allée centrale. Les pilastres, la frise et le plafond ornementé donnent à cet espace sa personnalité. L’étude patrimoniale de la Ville de Québec, publiée en août 2006, éclaire ces caractéristiques.
La page historique rassemble également les documents sur les événements de 1920, l’inauguration et la bénédiction de la maison.
Étudier · Prier · Vivre ensemble
La vie des séminaristes
Au séminaire Sacré-Cœur, la formation se vit aussi dans les activités culturelles, la musique, les voyages, les promenades et les tâches quotidiennes. La maison est un lieu de rencontre autant qu’un lieu d’étude.
Des sports pour toutes les saisons
Dans les années 1950 et 1960, les séminaristes participent à des compétitions athlétiques, font du ski alpin et du ski de fond, et jouent au hockey sur la patinoire aménagée près du couvent.
Une spiritualité vécue au quotidien
Les écrits de saint Jean Eudes invitent les novices à unir leur vie à celle de Jésus : grandir dans la charité, l’humilité et le service. La vie fraternelle et la prière donnent leur sens aux études et aux activités de la communauté.
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Le regard d’un photographe
Charlesbourg photographié par Daniel Abel
Peintre et photographe, Daniel Abel explore les matières, les ombres et la lumière. Durant l’année précédant le déménagement des Eudistes, il a photographié la maison, la chapelle, les vitraux et les décors sculptés. Cette série garde la mémoire des lieux.
Photographies : Daniel Abel. Les légendes reprennent les indications de la collection d’origine.
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L’art au service de la mémoire
Les vitraux de Charlesbourg
En 1947, Robert Bernier lance les démarches pour décorer la chapelle de l’Externat Saint-Jean-Eudes. Guido et Gabriel Nincheri réalisent les petites verrières consacrées aux symboles du Sacré-Cœur. Quatorze sont présentées dans le dossier de Charlesbourg.
Les grandes verrières d’Alfred Briand
Joseph Potvin poursuit ensuite le projet avec Alfred Briand, maître verrier de Rennes. Quatre scènes sont réalisées : Jean Eudes apôtre des Saints Cœurs, fondateur des Eudistes et de Notre-Dame de Charité, auprès des pestiférés et prédicateur à la cour de France. Le programme initial de dix verrières reste inachevé.








Du collège à la chapelle de Charlesbourg
Après la vente de l’Externat en 1968, les verrières rejoignent Charlesbourg. Normand Martin décrit leur réparation et leur installation à la suite des travaux de 1972. Son souvenir situe la fête inaugurale en 1973 ou 1974 : cette incertitude est conservée dans le témoignage.
Dossier : Gilles Ouellet, c.j.m., et Normand Martin, c.j.m. Photographies : Daniel Abel. .
Source et documents complémentaires :





